La pédagogie classique et efficace

Méthode de Singapour – Mathématiques GS

LDE : Pourquoi avoir créé une « méthode de mathématiques » pour la classe de Grande Section ?

Dorothée Badinier : Les mathématiques passent souvent pour être difficiles à enseigner et délicates à expliquer aux élèves. Pourquoi ?

Le contenu structuré, hiérarchisé des mathématiques répond en effet à une logique de progression qui doit être anticipée, réfléchie de façon à éviter toute difficulté ou incompréhension chez les élèves quant aux notions présentées. Or, les difficultés commencent bien souvent très tôt et il est important de posséder des fondamentaux solides, dès les premiers contacts avec l’univers des quantités et des nombres, dès l’école maternelle.

C’est la raison pour laquelle cette méthode de Mathématiques propose au travers de situations variées, progressives et structurées présentées dans le guide pédagogique une progression complète, « clef en main » permettant aux élèves de travailler l’ensemble des domaines des mathématiques : de la lecture des nombres aux premières opérations, du repérage spatial au tableau à double entrée.

LDE : Quelle est la pédagogie utilisée dans cette méthode de mathématiques ?

Dorothée Badinier : Le style volontairement narratif de chaque leçon se révèlera rassurant pour l’enseignant. Le fichier de l’élève et ses exercices d’entraînement sera un excellent support de motivation et d’implication dans les apprentissages, grâce à la diversité des présentations dans un style sobre et coloré.

Autant que possible, la démarche proposée s’appuie sur celle développée dans la méthode de Singapour : chaque notion est abordée selon trois stades de présentation (concrète-imagée-abstraite) et chaque leçon suit rigoureusement six étapes préconisées dans un enseignement « explicite et systématique » :

Mise en situation
Présentation de l’enseignant
Pratique guidée
Pratique autonome
Objectivation
Révisions

En fin d’année, les élèves de Grande Section sauront ainsi résoudre leurs premières opérations (addition et soustraction) à l’aide de dessins, d’objets, mais aussi de schémas comme les mariages de nombres, introduits dans le but de renforcer la compréhension des notions de quantités-parties et quantité totale qui fondent l’addition et la soustraction.

Les notions de quantités-parties et quantité totale qui fondent l'addition et la soustraction

LDE : Quels conseils donneriez-vous à des enseignants utilisant cette méthode de mathématiques ?

Dorothée Badinier : Tout d’abord, suivez pas à pas, leçon après leçon, les recommandations et les procédures pédagogiques proposées. Dans un premier temps, celles-ci vous permettront d’aborder les premières notions, les quantités et leur représentation en toute sérénité. Ensuite, allez à la rencontre de vos élèves ! Questionnez-les, interrogez-les et invitez-les de multiples façons et le plus souvent possible à reformuler leurs pensées, leurs démarches, les façons dont ils s’y prennent pour trouver une réponse à une question posée. Enfin, encouragez toujours vos élèves à essayer, à chercher, à s’impliquer dans les tâches proposées en leur montrant combien le partage d’une connaissance, d’un savoir découvert puis maîtrisé est une réelle source de satisfaction et de joie, même dans les mathématiques !

 

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